06 153 520 85 dev@gedinode.fr

Le Wi-Fi a donc fait ses débuts en 1999 avec les normes 802.11a destinée à l’entreprise et 802.11 b destinée aux particuliers. Le Wi-Fi B exploite la bande des 2,4 GHz et une modulation DSSS avec laquelle il plafonne à 11 Mb/s. Le Wi-Fi A exploite quant à lui la bande des 5 GHz et une modulation OFDM qui lui permettent d’atteindre 54 Mb/s. Rappelons, et c’est une vérité générale, que plus la fréquence est basse, plus le signal porte, mais en contrepartie plus il est soumis aux interférences. Non seulement aux interférences d’autres réseaux Wi-Fi, en l’occurrence, mais aussi et surtout à celles d’autres signaux, la bande des 2,4 GHz étant aussi celle du Bluetooth, des téléphones sans-fil DECT et des micro-ondes.

Le Wi-Fi couvre de nombreuses normes différentes qui ont toutes le préfixe 802.11. Un suffixe sous forme de lettre permet de distinguer les normes entre elles. Pour les particuliers, on parle de sept générations différentes : 802.11a/b/g/n/ac/ad/ax.

« Wi-Fi 802.11ax » une nouvelle norme et une technologie qui sont nées, fin 2018, début 2019 remplaçant du 802.11ac  . En effet, Qualcomm avait dévoilé deux puces compatibles pour les points d’accès et les terminaux . L’objectif était d’optimiser la qualité des connexions dans des environnements très denses, les lieux publics (gares, centres commerciaux, aéroports, stades, immeubles de bureaux …), en permettant à plusieurs utilisateurs de transmettre en même temps des données vers un même point d’accès. Le débit a été multiplié par quatre et il est susceptible d’évoluer, il serait de 4,8 Gbit/s. Il fonctionnera comme aujourd’hui sur les bandes de fréquences 2,4 et 5 Ghz. L’innovation hormis les performances de vitesse porte sur l’attribution et le partage des « sous-porteuses » utilisateurs.

Afin d’augmenter le nombre de personnes susceptibles de se partager un même canal, le spectre radio entre les « sous porteuses » est rétréci pour passer de 312 kHz actuellement à 78 kHz sur le 802.11ax. Ainsi, neuf personnes pourront se greffer simultanément sur un canal de 20 MHz, 18 personnes sur un canal de 40 MHz, 37 personnes sur un canal de 80 MHz et 74 personnes sur un canal de 160 MHz.

Pour servir ces connexions multiples, le nombre d’antennes présentes sur les émetteurs et les récepteurs passeront de 4*4 actuellement à 8*8. Chaque utilisateur se verra allouer l’antenne la plus performante en fonction de sa position physique par rapport au point d’accès.

Comme d’habitude, la nouvelle norme WiFi permet des transferts de données plus rapides. Si vous utilisez un seul appareil avec votre routeur WiFi, les vitesses du WiFi 6 devraient être 40% supérieures aux vitesses de la norme précédente (WiFi 5 = 802.11ac).

Pour réussir à atteindre un débit aussi haut, la norme WiFi 6 permet d’encoder les données de manière plus efficace. En gros : plus de données sont encodées dans la même fréquence radio. Les processeurs qui encodent et décodent ces données deviennent de plus en plus puissants et permettent de supporter la charge de travail supplémentaire.

Cette nouvelle norme WiFi permet même d’augmenter le débit sur la bande 2.4 Ghz. Tandis que l’industrie est passée aux fréquences 5Ghz pour éviter les interférences, le WiFi 2.4 Ghz est toujours le meilleur pour traverser les obstacles. De plus, les interférences sur le réseau 2.4 Ghz sont moins importantes aujourd’hui étant donné la disparition des vieux téléphones sans fils qui utilisaient cette fréquence.

La règlementation française : L’ARCEP  Autorité de Régulation des Télécommunications

La sécurité : ANSSI Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information

Le WEP : Pour remédier aujourd’hui aux problèmes de confidentialité des échanges sur un réseau sans fil, le standard 802.11 intègre un mécanisme simple de chiffrement de données, le WEP. Ce cryptage travaille avec l’algorithme RC4 pour chiffrer les données et utilise des clés statiques de 64 ou 128 voire 152 bits suivant les constructeurs. Le WEP possède un grand nombre de failles, le rendant vulnérable car le cryptage RC4 présente des faiblesses. Seul 40 bits de la clé de 64 servent réellement à chiffrer et 104 bits pour la clé de 128. Une attaque par force brute de type WEPCrack sous Linux ou AirCrack sous Microsoft permettent de déchiffrer la clé en quelques minutes. Néanmoins, il s’agit d’une solution de sécurité existant dans tous les équipement Wifi, ce qui explique qu’il soit très utilisé par le grand public ainsi que par certaines entreprises.

Le WPA et WPA2 : ils permettent un meilleur cryptage de données que le WEP qui utilise la même clé pour tout le réseau sans fil. Les clés WPA2 sont en effet générées et distribuées de façon automatique par le point d’accès sans fil compatible. Il utilise des clés TKIP (Temporal Key Integrity Protocol) dites dynamiques et permettant l’authentification des utilisateurs grâce au protocole 802.11i mis au point à la base par l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) et l’EAP (Extensible Authentification Protocol). Il offre de nouvelles fonctionnalités de sécurité telles que le « Key Caching » et la « pré-Authentification » Il permet à un utilisateur de conserver la clé PMK (Pairwise Master Key) variante de PSK (PreShared Key) du WPA .

Une adresse MAC est un identifiant unique pour chaque carte réseau, malheureusement le protocole 802.11b/g n’encrypte pas les trames où apparaissent ces adresses MAC. Un simple logiciel comme « kismet » permet de voir les adresses MAC utilisateurs. Le filtrage par adresse MAC, associé au WEP ou WPA ferait donc une bonne sécurité. Mais aucune sécurité n’est inviolable …